29/07/2009

Chien de moi

chiens
Des souvenirs, éthérer le sel, déréaliser les souvenirs salins des mères, émerger soudain des infernales saveurs amères de la solitude délétère, émarger de sa sémiotique émigration, de sa démiurgique salaison, défaire, refaire, se repaître d’éphémère. De l’amitié refaire le chemin sur les terres d’une mer trop saline et détourer l’insondable sur un plan qui devrait persister dans l’inexistence, se faire un chemin de panurge involontaire. Sur les tristes évaporations dont à Trieste, la raison m’a fait admettre la déraison nécessaire aux tristesses, et le songe des roses, et l’acceptation du renom, du déni, de la dénégation improbable, de l’impromptu infini, de l’insoumission mésamie, des évaporations douces de toutes choses, sur ces tristesses, donc, se redire son nom, s’en refaire pour soi seul la prononciation. Reculer, revenir, dénoncer à soi seul l’unique impromptu de nos inconnus amniotiques. De nos anfractuosités  de marins extatiques d’avant la naissance, d’avant l’impuissance, d’avant l’ignorance, d’avant l’impuissance, d’avant la sénescence et la pré-séquence. Comme une préscience vaine, comme un amour amène, comme un déchet de haine, comme un délire de hyène, comme un fertile iguane dans l’âme, comme un subtil reptile idoine dans l’hymen. Comme un nœud d’avant toi dans le ventre de ta mère. Reculer, revenir, retourner à cet enfer anal d’où ne revient que la défloraison des souvenirs, la déportation de ton ignorance propre, de tes fantômes ingénus, de tes imaginaires déchus, des mots que tu n’oses, des colères que tu portes dans le reproche, des soumissions à la coulpe chrétienne… Des souvenirs éthérer le sel, se repaître d’éternel, de misère, de bêtises et de colères et n’y jamais renoncer en dépit de l’existence. Subsister enfin et ne pas renoncer.     

00:45 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

se "tuffer" (ti ricordi?), nager, liquide amiothique nourissant un être nouveau-
voilà la mer, mère généreuse
mère malgré-elle et si fragile ...
c'est comme si tu me parlais, j'aime quand tu fais ça

Écrit par : dom | 30/07/2009

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Écrit par : Chantal dewilde | 12/08/2009

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