27/04/2009

La quadrature

quadrature
J’ai entrevu les dimensions obscures de votre sensibilité, l’inversion des natures, votre impossible satiété. Puis les implacables émotions, les jurons indomptables qu’il a bien fallu ravaler, les amours en ratures, les voitures sans charretiers. Aperçu les effrois sans mesure, les dimensions obscures de votre sensibilité, votre affection en quadrature. Considéré les équations immatures, Vu l’apocope sur votre nom en signature, invention de la sympathie agréable au bas des lettres : JE VOUS PRIE D’AGRER, EN RETOUR, L’EXPRESSION DE MES CORDIALES BRISURES. J’ai entrevu la solution dans l’ébriété des femmes qui jurent. Entendu les témoins de vos blessures et saint Thomas m’a visité. J’ai entendu votre déconfiture et lu les chiffres de votre entreprise de séduction avortée. J’ai vu la démesure dans la faillite de votre sourire. J’ai entrevu les dimensions obscures de votre sensibilité, votre affection en quadrature. J’ai résolu de me confondre à l’asymptote de votre fuite, à votre silence en courbure.  ET J'AI CARESSE TROP SOUVENT LE CERCLE DE VOTRE AFFECTION EN QUADRATURE.

15:50 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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