14/04/2009

Nous tuons

Nous tuons
On peut tuer. Et nous tuons. On peut tuer les princesses qui boivent pour de bon notre vie à la ficelle. Nous tuons, nous buvons. Tuer les démons qui disent parler à l’homme dont elles se sont fait une religion. Nous tuons et taisons la douleur de celui dont elles arrachent les traits et torturent le nom. Nous tuons. On peut tuer les princesses qui écrivent en jargon qu’elles n’aimaient, n’aiment, n’aimeront. On peut tuer les princesses qui n’ont pas d’illusions mais pleurent sur le seuil sur les clés et leur renom. Nous tuons, nous partons. On peut tuer les princesses qui n’ont que protocolaire compassion, une épaule pour pleurer et l’autre comme un affront. On peut tuer les princesses dont dansent les yeux sur nos pardons. On peut tuer les princesses et leurs présents moribonds. On peut tuer. Nous tuons. On peut tuer les princesses. On peut tuer les princesses qui aiment votre souci d’être dans leur giron. On peut tuer les princesses comme on crève les ballons, comme on intime la colère et dissipe les soupçons. On peut tuer les princesses. Et nous tuons. Nous tuons.

15:46 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Et si elle te survivait ?! Les princesses sont amenées à devenir reine. Bavmorda ou Sherazad?

Écrit par : Flor | 16/04/2009

survivre Je lui ai survécu de même. Je sais qui tu es, flo argentine... et la réponse est plutôt Bavmorda (et moi le Wilow de quelques semaines : référence géniale, soit dit en passant ;)). Quant à la Reine en devenir, je crains qu'elle ne soit morte demoiselle au retour d'un hypothétique Ulysse, d'ici à cette ascension. A moi les sirènes ?...

Écrit par : Lucas Violin | 16/04/2009

Les commentaires sont fermés.