31/03/2009

C'est moi

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La nuit ne me dévore plus. C’est moi. C’est moi sur la nuit, qui dévore ma peine. Le jour ne me mord plus. C’est moi. C’est moi dans les éblouissements des yeux, qui croque et ronge vos regards heureux. Les femmes ne me sont plus belles. C’est moi. C’est moi qui appelle ces yeux-là sur elles, c’est moi par qui l’on voit. Les longueurs, plus rien d’éternelles. C’est moi. C’est moi qui déchire, c’est moi qui morcelle les heures, c’est encore moi. Son absence à elle. C’est moi.  C’est moi son silence, c’est moi son absence, c’est moi sa haine. C’est moi.  

15:30 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |