16/09/2008

La nuit est vide

DSCF2167
La nuit est vide et ce n’est plus l’été. La vérité a fuit toute représentation. Les grands maîtres ne sont plus, ni la naïveté qui les éleva. Il y a une impuissance latente des yeux à cerner l’image vraie. Le vague s’insinue dans les bouches et l’amertume stagne au bout des doigts. Oui, décidément, la nuit est vide et ce n’est plus l’été. Les draps sont figés dans le froid de la chambre, rien ne respire que mon corps, que les murs autour. La nuit est vide comme un miracle muet de cinématographe. Je rêve en noir et blanc de trains sans fumée, de retours sans allers, de vos cheveux à mâcher. Où est l'hiver s'il a enseveli l'été ? Je reviens à vous pour ne vous trouver qu'absente. Je reviens au sujet, et il n'en est qu'une qui ne mente. Mais elle a disparu. Rien ne respire que je puisse saisir et aimer. Où es-tu ? Quand reviendrais-je ?

12:31 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.