05/08/2008

Mon continent perdu

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En ce royaume, rien ne demeure que l'assoupissement des images. Il y a la lassitude immense des insensibles qui vivent à leur côté, sans rien voir jamais dans le miroir de leurs yeux. Je vis dans ce royaume, certains jours d'été. Et je renoue avec des cordons de pluie imaginaires. Enfin, la lumière inonde l'espace et enferme le souffle indécis des objets dans une blancheur chagrine. Rien ne survit que l'éblouissement sans âme du monde dans sa propre surprise. Rien ne s'égare que l'imagination stérile des reflets. Il y a la rumeur brune qui s'imprègne dans le bleu des mers. Le sang se disperse comme la nue. Les ingénuités féminines se retrouvent dans la forme diluée des choses. L'impression est de plus en plus forte autour de cette amertume : je veux retourner parmi les méduses. Brûler encore et enfin dormir. 

16:31 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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