22/07/2008

Jacques Izoard est mort

Jacques Izoard
« Dans le caillou, le poing gelé.
Mais un cœur bat quand même
qui ne fait que répéter
soubresauts et coups sourds.
D’autres poings dans le poing
sont des pierres à la volée. »

J. Izoard, Thorax, Phi éd. 2008.

Comme si Gaston Compère ca ne te suffisait pas. Salaud ! Il y a sa photo (par Pierre Houcmant) dans tous les journaux ce matin. J'aurai manqué la chance d'une véritable conversation avec lui qui m'a gentiment encouragé de loin, un soir lointain, après une tentative de lecture en public (j'avais seize ans, j'avais des sueurs froides et j'écrivais de travers) de cette poésie (textes égarés, tant pis, tant mieux). J'aurai manqué cette conversation sur un coin de table (au "8" Place du Marché, il y a une dizaine de jours) m'étant plutôt précipité vers un lieu de poste aux fins d'envoyer à mon ami ce texte sur la mort, justement. Et voilà que Liège meurt. Liège meurt. Liège meurt.

12:01 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

les mots n'avaient jamais connu pareille aventure, les mots étaient à la place des mots, les mots étaient les mots,...

Écrit par : marechal | 23/07/2008

Jacques me criant, un peu saoul, "Salaud! Salaud!"
ou "Vos cheveux!, Vos cheveux!"
Je me souviens surtout d'une grande générosité d'un gout prononcée pour la transmission du savoir...
Son humour, son ironie, son esprit d'ouverture...

Écrit par : BM | 24/07/2008

Votre commentaire sur Jacques nous avons repris votre commentaire votre superbe hommage à notre Ami JACQUES. a l'adresse suivante http://boriseloi.be/lese.html une interview inédite de notre ami si trouve. A vous

Écrit par : Dutilleul | 28/07/2008

Quelle bien triste nouvelle que je découvre à l'instant.
Il était mon professeur d'histoire en 1970-71 .
Personnage très expressif, ses cours ne manquaient d'intérêt tant il donnait sa matière avec humour.
J'ai eu l'occasion de le rencontrer de nouveau dans les asturies en Espagne du nord.
Condoléances à ses proches.

Écrit par : Chojnacki Alain | 30/03/2010

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