26/05/2008

En vie.

fontana
Inversion dérégulatrice de l’économie du plaisir, il s’est soudainement présenté à nous l’inappétence sexuelle inhérente aux moments de doutes qui saisissent l’homme moderne. Question de l’Identité, de son auto-violation par le double qui succombe à l’immédiat, s’inscrit dans une course, s’ébranle, plusieurs fois se noie, sombre dans le précaire, l’instable, l’éphémère du plaisir. Il n’y a, un jour, plus de plaisir dans le plaisir. Il reste une perversion imbécile, une pulsion pornographique, un détail libidinal qui n’éclaire plus la vie. Il y a une forme d’anecdote où tombe le désir, trop délétère, épars, insensé, mal écrit. La femme est désormais photographique. Glacée. Figée. Elle ne pense plus. Elle ne bande plus. Sa bouche se glace. Elle n’existe plus que dans une logique reproductive, mais plus la reproduction humaine, la reproduction de la pulsion précoce, amère, solitaire. La femme passe, repasse. Se presse. Et l’homme ne voit plus de rationalité à dévirtualiser son fantasme, à déposséder ses rêves de l’expression monopolistique de son envie. C’est l’été. La vie s’arrête en moi.

12:11 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/05/2008

Avis de disparition

Image1
Ici vous auriez pu trouver :
Un texte fort. Brutal. Corrosif. Peut-être avec  ce petit lamento habituel. Une vibration noire sur la page blanche. Quelque chose de l’ordre du bris, de l’éclatement. Un texte vigoureux et charpenté comme un vieux tronc mort. Un texte lent, lourd, profond et sombre. Une tentative. Mais il a disparu, ce matin même. Evaporé.

15:38 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2008

Prunus persica

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Oeuvre originale de JONAS. 

Prunus persica

Vivre dans un pêcher,

Pourquoi pas ? Se percher dans un pêcher,

Dans ses bras, ses noeuds, ses branches ?

Pourquoi ne pas nous porter jusque là ?

Jusque là, un dimanche.

7 mai 2008, pour le plaisir de refaire un peu de poésie libre (de la musique avant toute chose ?)

12:58 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |