17/02/2007

Dernier acte

kennedy

Au Diable, au Diable toujours, au Diable encore. Diable. Diableries. Diable que c’est bon. Que c’est bon l’amer, que c’est fort l’amour, que c’est fou la mort. Diable. Diable. Foudres du jour, éclairs sur un matador que le taureau épargne et que l’orage terrasse. Fin. Sublime fin. Dernier acte.  

J’ai appris que JFK a reçu cinq ou six fois l’extrême onction. On le croyait toujours mourant, atteint qu’il était d’une maladie orpheline. Une balle a suffit, un jour ensoleillé, alors qu’il était au faîte de sa vie. Assis aux côtés de la femme la plus admirée au monde, encordé sur la Montagne du pouvoir en tête de l’équipe d’Ascension, amant de la plus extravagante des actrices -la plus géniale des Ingénues, une balle dans le cou. Puis une deuxième- une abeille de cuivre rouge (Vian)- a atteint l’omoplate gauche, puis un troisième disperse le cerveau. Et le bougre vit encore. Encore une. Deux, trois minutes. Être dans la tête de John à ce moment précis. Voilà pour quoi je vendrai mon âme au Diable. Diable.

  

22:39 Écrit par Lucas Violin dans La Prose du Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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