12/10/2006

 

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Exercice de style ou de rien du tout, je me résigne à me collusionner en résine sèche sur les mots du désespoir. Je ne suis que vomis mauvais sur la façade de la littérature. Ma littérature, celle qui fait un mètre cube sur la table qui fait office de cheval servant à mes nuits, celle-là même que j’aime comme une femme sublime, de celles qu’on aime sans les saisir, de celles qu’on sublime et qu’on méprise. Exercice de domptage imbécile je veux que ma flamme subsiste à mon éjaculation verbeuse, je veux que reste le rythme, quand bien même je m’abuse en d’infinies hilarités. Je veux suffire à mes-autres. Je veux me défaire, je souhaite que tu cesses de hanter mes nuits. Je veux que mon père me submerge d’amour, que ma mère se désigne enfin. Je veux le substantif de la gaieté, je veux un cheval fou au bout de chaque rue, je veux que la silhouette de Manon me jette un sort inaudible, je veux cesser d’avoir soif. Je veux avoir faim.

06:17 Écrit par Lucas Violin dans Gueuloir | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

mon Amour d'Italien quand vas-tu enfin te décider à me faire la Mur?

Écrit par : joElle | 17/10/2006

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