10/05/2006

Mes nuits mes lions - Ebriéticorétropoésie

Au coin de mon immeuble rugissent les lions, le vent fait leur haleine les soirs où le jour court sans se lasser. Les soirs où leur peine les incline à chasser, ils sont débonnaires les rugissants lions. Ils croquent du passant, ils inspirent des haines et des ressentiments aux âmes ivres, aux ers blonds. Blonds au fond de nous-mêmes toujours nous serons, blonds et blêmes de honte et d’envie, éhontément ravis aux désirs méchants. Au coin de mon immeuble, je les vois en rentrant, souris de leurs grimaces, et me répondant, ils me poussent dans le vice de la nuit qui me prend, les ignobles lions. Du toit descendent en rais les dilutions de la lune, descendent et se fondent à leurs rugissements, et dans cette cage sonore et de lumière, je me vois enfermé. Ma prison est crinière, ma raison sans frontière, le continent du jour est dans la gueule du lion, et moi dans sa cage et ma chair sous ses dents, se méprend ma fortune, au détour je me mens. La nuit me dévore à sa suite et j’entends -en moi-même- le chant sourd d’un amour éloigné. On digère mes rêves, le lion va s’éloigner, dans sa gueule cette proie. Ils ne sont pas méchant les lions qui fuient là-bas pour manger de nous ce qui, après les nuits, infime, restera.  

15:58 Écrit par Lucas Violin | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

A la Une Bravo Lucas Violin ! Votre sublissime blog est à la Une des Skynet Blogs aujourd’hui.
Toute l’équipe des Skynet Blogs vous félicite :-)

Écrit par : Skynet | 12/05/2006

Bravo Et toutes mes félicitations ton blog fais la Une de la page d'acceuil de Skynet. Bonne continuation
Amitiés

Écrit par : martine | 12/05/2006

joli pas de deux entre textes de qualité et photos
bravo

Écrit par : salomé suzy | 12/05/2006

... A l'a-poésie des mot sans faim...
A la sublime enveloppe de nos âmes dé-charmées...
A l'ultime coup du sort dont nul ne mot-dira...

Écrit par : Ewenn | 14/05/2006

dans un bouchon à Lyon ils sont notre port, notre gueule à nous
on est bien on est un, on est seuls pour tout
ne leurs en veut pas
leurs nature sauvage est sage et sauve...
nous nous y retrouverons, si tu me crois ou pas.

Écrit par : bouchon | 16/05/2006

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