28/11/2005

Il faut regarder les curieux quand on s'ennuie

 

Paul Claudel était le frère de Camille, Camille était l’amante de Rodin, qui avait pour secrétaire Rilke qui entretint une correspondance avec Verhaeren qui écrivait souvent à Zweig qui a rencontré Hofmannsthal à Zurich, qui est considéré comme un des plus grands génies précoces de la poésie du XXème  siècle, au même titre que Rimbaud qui rendit fou Verlaine qui buvait de l’absynthe comme Baudelaire qu’admirait tant Walter Benjamin qui rencontra Valéry chez Adrienne Monnier qui était la voisine de Sylvia Beach, l’éditrice de Henry Miller qui fut l’amant d’Anaïs Nin dont le journal fut aussi célèbre que celui de Thomas Mann qui séjournait souvent à Trieste où vivait Italo Svevo qui eut pour professeur d’anglais James Joyce dont l’œuvre a été traduite sous la houlette de Valéry Larbaud qui était surnommé l’agent secret des lettres par Jean Cocteau que haïssait Breton dont divorça Philippe Soupault qui écrivit un livre superbe appelé le nègre blanc et qui ferait pâlir le Moravagine de Cendrars qui connut bien l’écrivain d’origine russe Vladimir Pozner  qui meurt à Paris en 1922 alors qu’un autre russe publie ses premiers textes, il s’appelle Vladimir Nabokov, il a traduit en russe Alice au Pays des merveilles de Lewis Carol qui était un pseudonyme comme l’était Italo Svevo mais nous en avons déjà parlé alors parlons du pseudonyme d’un autre écrivain célèbre Boris Vian qui choisît Vernon Sullivan et traduisit Dorothy Baker souvent confondue avec Dorothy Parker qui était née Rotschild et qui était alcoolique comme Bukowski, écrivain maudit au même titre que Burroughs qui travailla avec Keith Haring sur l’apocalypse, une collaboration semblable à celle de Miro et Eluard qui a écrit un jour « il faut regarder les curieux quand on s’ennuie »… et  je m’ennuie souvent.

16:27 Écrit par Lucas Violin | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Eleve Cela devient totalement incomprehensible au bout de 5 lignes maximum !!!

Écrit par : tisolfami | 10/12/2006

Le romancier Vladimir Pozner (1905-1992) Vladimir Pozner n'est pas mort en 1922 mais en 1992 ! Il a en effet été proche de Cendrars dans les années 30. "Le Mors aux dents", réédité récemment en poche chez Babel-Actes Sud, s'ouvre sur ces mots : "La dernière fois que j'ai vu Blaise Cendrars, il ne m'a pas reconnu."
Son roman "Les brumes de San Francisco " vient de reparaître (Babel-Actes Sud).

Écrit par : Association des amis de Vladimir Pozner | 07/02/2007

Un site web consacré à Vladimir Pozner http://www.pozner.com

Écrit par : Association des amis de Vladimir Pozner | 07/02/2007

Et pour cause... puisqu'une erreur s'est glissée sournoisement dans cet écheveau de curiosités... et que c'est le Baron Ungern dont il est question dans Mors au Dents de Pozner qui a passé l'arme à gauche en 1922...
Que les Vigilants Amis de Pozner se rassurent, l'erreur sera réparée. Ils peuvent dormir tranquilles.

Écrit par : Lucas Violin | 08/02/2007

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